Les flammes qui jaillissaient du feu de camp ne pouvaient rĂ©chauffer Estela. Elle avait la tĂȘte ailleurs. Elle-mĂȘme ignorait ou elle Ă©tait, mais elle ne pouvait s'empĂȘcher de rĂȘver Ă un monde meilleur, meilleur que dans celui qu'elle Ă©tait. Le courant amenait des petites vagues au bord du lac. Il y a quelques annĂ©es, elle Ă©tait avec ses parents, mais un matin, les nouvelles annonçaient que des temps difficiles arrivaient. Il y avait une sorte d'Ă©vaporation totale dans le monde. AprĂšs des nombreuses recherches, mĂȘme les scientifiques ne savaient pas ce qui Ă©tait arrivĂ©. Peu aprĂšs, la cinquantaine de personnes. Comme l'eau commençait sĂ©rieusement Ă manquer, ses parents moururent d'assĂšchement et elle fut ramenĂ©e par quelqu'un jusqu'au petit village.
De l'autre cÎté de l'immense feu de camp se trouvait un garçon aux cheveux bruns. Une petite frange retombait sur ses yeux bleus cyan. Ce jeune garçon qui lui, imaginait comment miraculeusement il pourrait essayer de retrouver ses parents. Quand il était tout petit, ces parents ne voulaient pas le laisser mourir avec eux alors, ils le donnÚrent à un petit groupe d'individu qui avait le courage d'affronter la vérité. Ceux-ci l'acceptÚrent avec gentillesse puis, les deux parents essoufflés du temps, repartir vers les bois obscurs et dangereux.
ZĂ©o regardait le feu pensif, il sentait la fraicheur des bois trainer dans l'air, il allait bien, mais il Ă©tait un peu inquiet. Il se coucha dans l'herbe plutĂŽt moite et ferma les yeux. Soudain, un bruit de piĂ©tinement derriĂšre sa tĂȘte le tira de son calme profond. Il se retourna d'un coup sec, mais, ne vit rien. Il se dit que le bruit devait ĂȘtre le fruit de son imagination. Il se releva puis, dĂ©cida de prendre le chemin qui menait Ă sa petite maison. En faisant le tour du grand feu, il remarqua une jeune fille qu'il n'avait jamais vue au paravent. Ses longs cheveux noirs se balançaient au rythme d'un vent lĂ©ger et ses yeux bruns scintillaient dans la noirceur du crĂ©puscule. Il se questionna Ă sont sujet puis, continua son chemin sans arriver Ă chasser la jeune fille de son esprit. Il vit par la suite le plus vieux couple du village. Ils vivaient loin de tout le monde et ne parlait Ă personne, et d'ailleurs, personne ne leur parlaient car tout le monde croyait qu'ils Ă©taient fous. Il escalada l'Ă©chelle pour remonter Ă sa chambre et se coucha sur son lit repensant Ă la fille qu'il avait vue. Sa maisonnette Ă©tait en piteuse Ă©tat. Il couchait sur un tas de couverture qui Ă©tait
Le lendemain matin, ZĂ©o sortie de sa chambre minuscule et pris son petit dĂ©jeuner plus rapidement que d'habitude. Il se prĂ©cipita vers le feu de camp ou est-ce que la jeune fille Ă©tait assise la veille. Elle n'Ă©tait malheureusement pas Ă cet endroit et il Ă©tait pitoyablement déçu mais, garda espoir. Il fit le tour du village et constata avec tristesse qu'elle n'y Ă©tait pas. Il se retourna ensuite, et marcha lentement vers le feu de camp. Soudainement, la jeune fille sortie d'une petite maison. Elle lança un petit regard vers ZĂ©o qui lui, n'arrĂȘtait pas de la fixer. Il alla la voir d'un pas rassurĂ©.
ââMais qui es-tu ? Je ne t'ai jamais vue au paravent, chuchota ZĂ©o.
ââJe me nomme Estela, je suis ici depuis que j'ai 6 ans, rĂ©pliqua-t-elle.
ââComment es-tu arrivĂ© ici alors ? dit ZĂ©o d'un ton surpris.
ââPourquoi toutes ces questions ? Toi qui es-tu ? demanda-t-elle suspicieuse.
ââMoi je suis ZĂ©o.
Les deux adolescents marchaient tranquillement en faisant le tour du village. Aucuns oiseaux ne survolaient les environs. Le ciel s'avérait plutÎt sombre mais la lune couvrait une infime partie de cette espace infinie. Ils se questionnaient sur toute sorte de chose. Zéo posa à Estela :
ââSais-tu ou sont tes parents ?
ââOui, ils sont morts car ils ont manquĂ©s d'eau et toi ? rĂ©pondit-elle tristement.
ââIls sont disparues. Depuis, je rĂȘve qu'un jour, notre source de vie va revenir et que je vais pourvoir retrouver mes parents, dit ZĂ©o aussi triste que dĂ©terminĂ©.
Un long moment de silence se fut, puis, les deux dirent d'une mĂȘme voix :
ââAlorsâŠ
ZĂ©o et Estela s'arrĂȘtĂšrent aussitĂŽt et se regardĂšrent d'une maniĂšre perplexe. ZĂ©o lui fit signe de continuer :
ââAlors, quel Ăąge as-tu ?
ââJ'ai seize ans et toi ? rĂ©pondit ZĂ©o.
ââQuinze.
Une brume légÚre s'éleva et un frisson parcouru Estela.
ââTu as froid ? lui demanda ZĂ©o d'un ton inquiet.
ââOui un peu, rĂ©pondit-elle.
ZĂ©o enleva sa veste noir lĂ©gĂšrement trouĂ©e et la mis sur les Ă©paules de la jeune fille qui tremblotait. Et puis, c'est les intensions qui comptent non, pensa-t-il. Elle le regarda avec un regard remerciant et en cet instant, le cĆur de ZĂ©o s'arrĂȘta, il avait l'impression que plus rien en ce monde n'existait, plus rien sauf le sourire de cette jeune fille. Il ne savait plus quoi dire, plus quoi faire.
Ils continuÚrent à marcher dans le froid, mais à cet instant, Estela se pris la cheville entre deux rochers. Zéo se précipita rapidement vers elle. Il prit doucement son pied et le sorti avec précaution des roches. Heureusement, elle ne s'était qu'éraflée les cÎtés de sa cheville.
ââĂa va bien ? demanda ZĂ©o inquiet.
ââOui, merci, dit-elle.
Elle se ressaisit et continua à marcher mais la douleur était trop intense. Zéo le remarqua tout de suite et la pris dans ses bras et décida de la ramener a sa petite maison.
En cet instant une vieille voie brisa le silence.
ââVenez ! Allez, venez mes enfants, j'ai une histoire Ă vous racontezâŠ
Sans trop se questionner mais trĂšs intriguĂ©s, les deux jeunes se dirigĂšrent vers la vieille dame et ZĂ©o assit Estela sur une chaise et fit de mĂȘme Ă son tour et puis, ils n'avaient rien Ă perdre.
ââVoulez-vous savoir pourquoi il n'y a plus d'eau sur cette planĂšte mes chers enfants ? dit-elle lorsqu'elle fut interrompu par son mari qui lui lança :
ââTu sais bien qu'ils ne croiront rien Ă tes salades !
La vieille dame fit signe de tĂȘte comme si elle ne portait pas attention aux paroles du vieux monsieur qui se cachait derriĂšre la porte.
ââComme je vous le disais, mes chers enfants, cette terre Ă©tait autrefois remplie d'eau. Mais cette eau menaçait des crĂ©atures, des crĂ©atures dont vous ne connaissez pas l'existence.
Les deux ados se regardÚrent d'une maniÚre suspicieuse. Puis la vieille dame repris son récit :
ââIl y a longtemps, trois peuples vivaient en harmonie en se dissimulent parmi les humains. Mais deux de ces trois peuples voulaient s'approprier le monde. Deux personnes avaient Ă©tĂ©s choisie par leurs prĂ©dĂ©cesseurs pour aidĂ© la population dĂ©signĂ© par le destin. Trois rĂ©ponses s'offraient Ă eux, la premiĂšre Ă©tait d'ĂȘtre avec des crĂ©atures ocĂ©aniques, le deuxiĂšme Ă©tait d'ĂȘtre avec des crĂ©atures terrestres et la troisiĂšme et la derniĂšre, d'ĂȘtre avec des crĂ©atures entre les deux, donc, l'eau et la terre. Ces deux Ă©lus ont trouvĂ©s une porte cachĂ© dans un endroit secret que seuls eux peuvent voir et ils y sont entrĂ©s. DerriĂšre cette porte ce trouvait un monde dont il n'aurait jamais imaginĂ© aussi spectaculaire. Mais mĂȘme si ce monde ce relevait si magique, il Ă©tait dangereux, trĂšs dangereux. Les Ă©lus ne savaient pas dans quoi ils s'embarquaient lorsqu'ils traversaient cette porte, mais une fois le chemin fait, le chemin du retour pouvait s'avĂ©rer impossible. Il devait en effet, rĂ©ussir leur mission.
ââMission ? Quelle mission ? demanda Estela d'une voix trĂšs intriguĂ©e.
ââOh, tu sais ma jeune fille mĂȘme les Ă©lus l'ignoraient au dĂ©but. Mais plus leurs quĂȘte avançaient, plus ils se disaient que c'Ă©tait du dĂ©lire, qu'il ne pouvait pas changer le monde simplement en Ă©tant choisis. Mais lorsque leurs ennemies menacĂšrent les gens qu'ils aimaient, ils ne se posĂšrent plus aucune question et entreprirent la bataille.
ââEt ont-ils gagnĂ©s ? demanda ZĂ©o
ââNon, ils n'ont pas rĂ©ussi, dit une voix masculine qui venait de resurgir derriĂšre eux.
C'était le vieux grand-pÚre, il prit une chaise et continua le récit :
ââIls se combattirent avec force et courage, mais vous savez ce qu'on dit, ce n'est pas le nombre qui gagne une bataille mais la dĂ©termination des combattants. Les autres Ă©tait beaucoup plus armĂ©s que leurs ennemis, plus nombreux aussi. Et c'est ainsi qu'ils rĂ©ussirent Ă remporter la bataille, droit de faire de ce monde le leur, et enlevĂšrent tout l'eau grĂące Ă un sort puissant.
ââMais tout le monde sait que ce n'est pas nĂ©cessairement les gagnant les plus intelligents, poursuivie la vielle dame, et ils avaient oubliĂ© le lac ici. Toutes les personnes qui survĂ©curent continuĂšrent leurs vies ici. C'Ă©tait leurs seuls espoirs ils ont reconstruit les choses perdues au bord de ce lac.
ââMais qu'est-il advenu des Ă©lus ? demanda Estela.
ââOh, ça ma chĂšre, c'est un mystĂšre, rĂ©pondit le vieil homme d'une voix douce et triste.
ââExcusez-moi, mais je ne comprends pas pourquoi nous avoir racontĂ© cette histoire ? rĂ©torqua soudainement ZĂ©o.
ââCar on a tous besoin de croire en quelque chose, non ? demanda la grand-mĂšre.
AprĂšs cette conversation dans laquelle ZĂ©o ne trouva aucun intĂ©rĂȘt, il ramena Estela Ă sa chambre.
ââJe viendrai demain pour t'apporter le dĂ©jeuner.
ââNe t'en fait pas je serai guĂ©ris d'ici la, rĂ©pondit-elle avec un sourire en coin.
Zéo quitta la maison, mais regarda une derniÚre fois Estela qui lui sourit paisiblement en retour.